Avocat Succession / Droit patrimonial
Successions et indivisions à Paris et Versailles : bénéficiez de l’expertise d’un avocat spécialisé pour résoudre vos litiges et protéger vos intérêts patrimoniaux.

La gestion d’une succession peut rapidement devenir complexe, particulièrement lorsque des désaccords surgissent entre héritiers ou lorsqu’une indivision bloque la transmission du patrimoine. Qu’il s’agisse d’un litige avant ou après le décès d’un proche, des conflits concernant la validité d’un testament, des donations-partages mal acceptés ou encore des divergences sur la répartition d’une assurance-vie, il est crucial de comprendre quand et pourquoi faire appel à un avocat. Ce professionnel du droit vous accompagne pour résoudre des différends, vous conseille sur vos droits et obligations, et vous aide à éviter les pièges juridiques qui peuvent émerger en période de deuil. Dans ce contexte, un avocat spécialisé en droit des successions peut non seulement vous offrir une vision claire de vos options, mais aussi vous défendre en cas de litige, vous permettant ainsi de traverser cette épreuve avec sérénité.
Vous avez un litige d’ordre successoral ? une simple question ?
Vous souhaitez engager une procédure devant un juge afin de demander un partage, sortir d’une indivision ou demander l’application d’un testament ?
Ou bien vous n’en êtes qu’aux prémices…
Nous sommes avocats pour assister nos clients à toutes ces phases.
Très tôt, les question d’assurance-vie, de transmission du patrimoine et de protection du conjoint survivant peuvent se poser.
Outre la douleur, le deuil est aussi propice pour révéler des tensions qui peuvent eux-mêmes dégénérer en conflits.
Prendre un avocat dès le début permet de poser un cadre juridique serein et d’éviter que chacun ne se retranche dans une position de blocage.
L’intervention d’un avocat permet de connaître vos droits et de gérer un conflit en étant armé.
Nous assistons nos clients tant devant les notaires, que dans le cadre d’une médiation successorale ou pour une procédure devant un tribunal.
Les conflits entre héritiers sont fréquents, les procédures sur la validité de testament et de leg également.
Les évaluations et expertises des biens sont souvent source de contestations, de même que les partage d’assurance-vie.
Les donations, qu’il s’agisse de donations simples ou de donations-partage, ne sont pas toujours bien acceptées par tous les ayants-droits. Certaines peuvent même constituer des donations déguisées ou faire l’objet d’une révocation de donation pour ingratitude.
En cas de détournement d’héritage ou d’ abus de faiblesse il faut agir rapidement avant l’expiration des délais de prescription en réunissant le maximum de preuves.
Une indivision ne doit pas être subie mais choisie ;
Personne n’est contraint de rester en indivision et chacun doit être conseillé au plus près de ses intérêts et besoins patrimoniaux.
Les 3 étapes possibles de l’accompagnement de l’avocat dans une sucession
1. Envisager avec vous la globalité de votre situation patrimoniale et successorale
Nous faisons l’état des lieux de votre situation, envisageons les risques et choix futurs opportuns. Nous vérifions le respect de votre réserve héréditaire et vous aidons à calculer vos droits.
Nous vous conseillons afin de protéger votre actif ou votre héritage, et vous orientons au mieux afin que vous puissiez transmettre en toute sécurité aux personnes de votre choix, à vos enfants, votre conjoint. Nous accompagnons également les familles dans des situations complexes, comme une succession impliquant une personne atteinte d’Alzheimer.
Nous pouvons également superviser la rédaction d’un testament avec le notaire, ou encore l’évaluation de vos biens afin d’éviter les sous-estimations ou les surestimations des biens immobiliers.
2. Négociation
En cas de succession ouverte avec une divergence d’intérêts avec une autre partie, nous vous assistons et protégeons.
Vous n’êtes pas tenus de rester en indivision.
En raison des lenteurs de la procédure judiciaire, nous mettons en œuvre tous nos outils afin de sortir de l’indivision et de réaliser un protocole d’accord amiable au plus vite.
En présence de personnes sensées, l’amiable est dans 80% des dossiers notre porte de sortie.
Nous n’envisageons jamais l’amiable s’il ne sert pas vos intérêts et si toutes les parties ne sont pas coopérantes.
Si vous êtes un héritier omis d’une donation-partage, ou un héritier lésé nous engageons les recours pour rétablir vos droits.
Vous pouvez ainsi être rassurés sur notre volonté d’aider au partage et à une sortie de l’indivision au plus vite et au moindre coût pour vous !
3. La procédure judiciaire
Nous vous assistons et vous représentons à tous les stades judiciaires de la succession :
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Afin d’organiser un partage judiciaire et débloquer une succession
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Pour contester un partage pour lésion ou les conditions de validité et/ou de rédaction d’un testament devant le Tribunal
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Vous représenter en tant qu’héritier devant le Tribunal
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Solliciter la désignation d’un notaire et d’un juge commis
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Réaliser avec vous des propositions de partage au Juge ou au notaire commis
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Engager une procédure d’abus de faiblesse ou vice du consentement lorsqu’une pression a été exercée pour annuler un testament ou en rédiger un sur une personne âgée, dépendantes, ou diminuée physiquement ou psychologiquement.
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Engager une procédure de de recel de succession
- Saisir le juge des référés en cas d’urgence successorale
Les trois options face à une succession
À l’ouverture d’une succession, tout héritier dispose de trois choix possibles, chacun ayant des conséquences patrimoniales distinctes. Pour comprendre le processus complet, consultez notre guide sur les 7 étapes clés d’une succession.
L’acceptation pure et simple engage l’héritier sur l’intégralité de l’héritage : actif et passif confondus. Les dettes du défunt deviennent les vôtres, y compris au-delà des biens reçus. Cette acceptation peut être tacite : vendre un bien, encaisser des loyers ou disposer du patrimoine du défunt suffit à vous engager.
L’acceptation à concurrence de l’actif net protège votre patrimoine personnel. Vous ne paierez jamais de votre poche les dettes du défunt. Cette option nécessite une déclaration au greffe du tribunal dans les 4 mois suivant la connaissance de votre vocation successorale, puis un inventaire dans les 2 mois.
La renonciation vous libère de tout : aucun bien, aucune dette. Vos enfants peuvent alors hériter à votre place par représentation. Cette déclaration se fait au greffe et reste possible pendant 10 ans après l’ouverture de la succession.
Face à une succession potentiellement déficitaire, consulter un avocat spécialisé permet d’évaluer précisément l’actif et le passif avant de s’engager.
Fiscalité successorale : délais et pénalités à connaître
Les héritiers disposent de 6 mois après le décès pour déposer la déclaration de succession auprès des impôts (12 mois si le décès est survenu hors métropole). Ce délai s’applique même en l’absence de droits à payer.
Les droits de succession sont calculés après application d’abattements selon le lien de parenté : 100 000 € par enfant, 15 932 € entre frères et sœurs, 7 967 € pour les neveux et nièces. Le conjoint survivant ou partenaire de PACS est totalement exonéré depuis 2007.
Le non-respect des délais entraîne des pénalités automatiques : intérêts de retard de 0,20 % par mois, majorations de 10 % à 80 % selon la durée du retard. En cas de sous-évaluation volontaire des biens, les sanctions peuvent atteindre 80 % des droits éludés.
L’administration fiscale dispose de 6 ans pour contrôler une déclaration et réclamer un complément.
Un avocat spécialisé intervient pour optimiser la transmission, contester une évaluation excessive ou défendre les héritiers face à un redressement fiscal.
L’accompagnement du cabinet d’avocat Maxey dans vos problématiques de succession à Paris et Versailles
Une succession bloquée peut durer des années sans l’intervention d’un avocat. Le Cabinet Maxey intervient à Paris, Versailles et dans les Yvelines pour débloquer ces situations et protéger vos droits d’héritier. Nous intervenons également en matière de succession internationale, notamment les successions franco-marocaines et transfrontalières, lorsque des biens ou héritiers se trouvent à l’étranger.
Les litiges successoraux nécessitent une expertise juridique pointue. Un testament contesté, une évaluation de bien sous-estimée ou une donation litigieuse ne se règlent pas avec de bonnes intentions. Il faut maîtriser le droit des successions, connaître les procédures et savoir quand agir. Nous plaidons régulièrement devant les tribunaux judiciaires de Paris et Versailles, et cette expérience du contentieux fait la différence dans la défense de vos intérêts.
Attendre que le conflit s’aggrave vous fait perdre du temps et de l’argent. Consulter un avocat dès l’ouverture de la succession permet d’éviter les erreurs qui bloqueront le dossier pendant des mois. Nous intervenons à tous les stades, de la négociation amiable avec le notaire jusqu’à la procédure judiciaire si nécessaire.
Notaire ou avocat en succession : comprendre leurs rôles complémentaires
Le notaire est obligatoire dès lors que la succession comprend un bien immobilier, dépasse 5 000 € d’actif, ou inclut un testament ou une donation entre époux. Il établit l’acte de notoriété, dresse l’inventaire, calcule les droits et procède au partage authentique. C’est lui qui sécurise les transferts de propriété.
L’avocat conseille et défend vos intérêts. Il accompagne les héritiers face aux conflits familiaux, conteste les testaments ou donations viciés, négocie les accords amiables et plaide devant le tribunal en cas de litige.
Quand consulter un avocat ? En cas de succession conflictuelle, de recel successoral, d’indivision bloquée ou de désaccords sur l’évaluation des biens. Il protège aussi les droits du conjoint survivant et des enfants issus de différentes unions.
Le notaire gère la régularité administrative et fiscale. L’avocat assure la défense de vos droits quand des tensions apparaissent. Les deux travaillent main dans la main pour que votre succession se règle dans les meilleures conditions.
La quotité disponible : quelle part pouvez-vous transmettre librement ?
En droit français des successions, le patrimoine du défunt se divise en deux parts distinctes : la réserve héréditaire, qui revient obligatoirement aux héritiers réservataires (descendants et, en l’absence de descendants, le conjoint survivant), et la quotité disponible, fraction du patrimoine dont le défunt pouvait disposer librement par testament, donation ou legs.
Les pourcentages de la quotité disponible selon le nombre d’enfants :
- Avec 1 enfant : la réserve héréditaire représente 50% du patrimoine, la quotité disponible est donc de 50%
- Avec 2 enfants : la réserve héréditaire représente 66,66% (2/3), la quotité disponible est de 33,33% (1/3)
- Avec 3 enfants ou plus : la réserve héréditaire représente 75% (3/4), la quotité disponible est de 25% (1/4)
En l’absence de descendants :
- Sans enfant, avec conjoint survivant : le conjoint a droit à une réserve héréditaire de 25% du patrimoine, laissant une quotité disponible de 75%
- Sans enfant ni conjoint : en présence uniquement d’ascendants (parents) ou de collatéraux (frères, sœurs), il n’existe pas de réserve héréditaire, la quotité disponible est donc de 100% du patrimoine
Utilisation stratégique de la quotité disponible :
La quotité disponible permet de gratifier un enfant au-delà de sa part réservataire, d’avantager le conjoint survivant, de léguer à un concubin ou partenaire de PACS, de transmettre à des petits-enfants, à un tiers (ami, association, fondation), ou encore de compenser des situations particulières (enfant handicapé nécessitant des moyens supplémentaires, enfant ayant assisté le parent durant sa vieillesse).
Attention aux risques juridiques :
Toute donation ou legs qui dépasse la quotité disponible et empiète sur la réserve héréditaire peut faire l’objet d’une action en réduction de la part des héritiers réservataires lésés. Cette action se prescrit par 5 ans à compter de l’ouverture de la succession ou 2 ans à compter du jour où les héritiers ont eu connaissance de l’atteinte à leur réserve. L’avocat spécialisé en droit des successions peut vous conseiller sur l’optimisation de votre transmission patrimoniale dans le respect des droits de chacun ou, à l’inverse, défendre vos droits si votre réserve héréditaire a été entamée.
Frequently
Asked Questions autour de la succession
Faut il attendre d’être en conflit pour solliciter un avocat ?
Non, un avocat vous permet de connaître vos droits et obligations et permet aussi de poser vos besoins et intérêts vis à vis des autres parties sans nécessairement présenter le dossier de manière conflictuelle ou agressive.
Un avocat peut donc être consulté à tout moment
Pourquoi prendre un avocat pour une succession ?
Car non seulement votre patrimoine est en jeu mais également celui de vos héritiers. Car faire valoir ses droits, c’est aussi faire connaître aux autres leurs obligations.
Quelle est la différence entre un avocat et un notaire ?
Le notaire sera plus impartial et sera moins à même de défendre vos intérêts ou de présenter ensuite votre demande devant un tribunal.
Comment sont déterminés les droits des héritiers ?
Les droits des héritiers sont déterminés en fonction des volontés du de cujus, du testament éventuellement fait et de l’existence de tous les ayant droits
Quelle différence entre un héritier ou un de cujus ?
Le code civil désigne par le terme « héritier » uniquement les héritiers légitimes ou naturels au sens de la filiation et du sang, les légataires étant considérés comme des « ayants droit ».
Qu’est un légataire à titre universel ?
Selon l’article 1010 du Code civil, « le legs à titre universel est celui par lequel le testateur lègue une quote-part des biens dont la loi lui permet de disposer, telle qu’une moitié, un tiers, ou tous ses immeubles, ou tout son mobilier, ou une quotité fixe de tous ses immeubles ou de tout son mobilier. »
Quelle est l’efficacité d’une donation partage ?
La donation partage vous permet de transmettre à vos héritiers sans attendre la succession, les avantages ne sont pas seulement fiscaux mais également de clarification des lots entre les héritiers et cela permet d’éviter ainsi des situation
L’assurance-vie est elle hors succession ?
Le bénéficiaire de l’assurance vie n’a pas de droits de succession à régler. Effectivement elle peut être considérée comme hors succession sous réserve d’éventuels abus des sommes versées ou de l’âge avancé à laquelle elle est souscrite
Combien de temps pour régler une succession ?
Une succession simple se règle en 6 mois à 1 an. Avec un patrimoine immobilier important ou des biens à l’étranger, comptez 1 à 3 ans. En cas de conflit entre héritiers ou de contestation de testament, les délais peuvent atteindre 2 à 5 ans, voire davantage si une procédure judiciaire devient nécessaire.
Quels sont les frais de succession ?
Les frais comprennent les droits de succession (impôts calculés après abattement de 100 000 € par enfant), les émoluments du notaire (environ 0,5 à 2 % de l’actif) et d’éventuels frais annexes (inventaire, avocat, vente immobilière). Pour une succession de 300 000 € avec deux enfants, prévoyez environ 15 000 à 25 000 € de droits et 2 500 € de frais notariés. Pour les successions avec un patrimoine important, les enjeux fiscaux deviennent encore plus significatifs.
Peut-on refuser une succession ?
Oui, par déclaration au greffe du tribunal judiciaire. Vous disposez de 10 ans pour renoncer, sauf si vous avez déjà accompli des actes valant acceptation tacite. Cette option permet d’éviter les dettes du défunt et de transmettre votre part à vos propres enfants par représentation.
Succession sans testament : que se passe-t-il ?
La loi détermine les héritiers selon un ordre de priorité : d’abord les enfants (à parts égales), puis les parents et frères/sœurs, enfin les ascendants et collatéraux éloignés. Le conjoint marié conserve des droits spécifiques selon la présence d’enfants. Le concubin ou partenaire de PACS n’hérite pas automatiquement sans testament.
Peut-on déshériter un enfant en France ?
Non. La réserve héréditaire garantit aux enfants une part minimale : 50 % pour un enfant unique, deux tiers pour deux enfants, trois quarts au-delà. Seule la quotité disponible peut être librement attribuée. L’indignité successorale (violences graves) reste l’unique exception.
Comment contester un testament ?
L’action doit être intentée dans les 5 ans. Les motifs recevables sont le vice de forme (testament mal rédigé), l’insanité d’esprit du testateur, les pressions ou manœuvres frauduleuses, ou l’atteinte à la réserve héréditaire. La procédure nécessite des preuves solides et l’accompagnement d’un avocat.

