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Vous avez peut-être entendu Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale, expliquer sur France 2 que l’héritage, c’est un peu « un truc qui tombe du ciel », et qu’il faudrait taxer davantage les gros héritages.
On vous explique tout ça, en mode clair, dynamique et avec des exemples bien concrets.
1. Une solution héritée du libéralisme
Les libéraux à l’ancienne croient au mérite et au travail, ils sont souvent pour taxer fort les héritages.
Car pour eux, réussir dans la vie, ça doit venir du travail.
Ainsi, Warren Buffett, le milliardaire américain dit : « Laisse assez à tes enfants pour qu’ils réalisent leurs rêves, mais pas trop pour qu’ils glandent toute leur vie. »
Quand vous travaillez dur toute votre vie, que vous économisez pour acheter une maison ou monter une petite affaire, c’est normal de vouloir transmettre ça à vos enfants sans que l’État vienne prendre une grosse part du gâteau.
Augmenter les droits de succession, c’est comme punir ceux qui ont trimé pour construire quelque chose. Pour les dirigeants d’entreprise, des dispositifs spécifiques en cas de transmission d’une entreprise comme le pacte Dutreil permettent de réduire la base taxable lors de la transmission.
2. Qui est concerné ?
En France, la réalité, c’est que 87 % des successions ne paient aucun impôt !
Pourquoi ? Parce qu’il y a des abattements : vous pouvez transmettre 100 000 € par enfant sans taxe. Pour les beaux-enfants, l’écart reste saisissant : même après la loi de finances 2026 qui a porté leur abattement de 1 594 à 15 932 €, celui-ci reste plus de six fois inférieur à celui d’un enfant biologique. Cette inégalité pèse sur les familles recomposées, qui représentent pourtant 9 % des foyers français.
Et seulement 15 % des successions dépassent ce seuil. La moitié des Français n’héritent rien de leur vie, et 80 % n’ont jamais de donation de leur vivant.
Ainsi, cette réforme va juste alourdir la facture pour les classes moyennes qui héritent d’une maison ou d’un petit patrimoine. D’ailleurs, les 0,1% des plus gros héritiers ne paient en moyenne que 10% de droits de succession, malgré des patrimoines de plusieurs millions d’euros.
Ceux qui sont « ultra-riches » pourront toujours grâce à leurs avocats contourner avec des donations ou des trusts. Le pacte Dutreil reste l’un des dispositifs les plus efficaces pour organiser la transmission d’une entreprise en cas de succession en limitant significativement les droits exigibles.
3. Les droits de succession, un rempart contre les inégalités ?
L’INSEE nous dit clairement :
en France, les 10 % les plus riches possèdent presque la moitié du patrimoine total.
Et parmi eux, le top 1 % détient 15 % !
Taxer davantage les héritages consiste donc à taper sur les familles qui transmettent un patrimoine construit à la sueur de leur front, pas sur les ultra-riches qui pourront combiner pour placer leur argent à l’étranger.
Chez MAXEY AVOCATS, on pense qu’il faut protéger les familles et leur droit de transmettre ce qu’elles ont construit.
Pas besoin d’alourdir les droits de succession !
Ce qu’il faut, c’est simplifier les abattements pour les petits et moyens patrimoines et traquer les vraies fraudes fiscales.




