Besoin de plus de renseignements ?
- Que devient le contrat d’assurance habitation après le décès de l’assuré ?
- Quelles démarches effectuer après le décès d’un assuré ?
- Que faire de l’assurance habitation après un décès : résilier, transférer ou souscrire un nouveau contrat ?
- Le droit de résilier des héritiers : lettre de résiliation, délais et remboursement des cotisations
- Transférer le contrat au nom d’un héritier ou du conjoint survivant
- Modifier les garanties ou souscrire un nouveau contrat après la succession
- Décès du locataire : que doivent faire les héritiers vis-à-vis du bail et de l’assurance ?
- Qui paie l’assurance habitation après le décès du souscripteur ?
- Assurance habitation et indivision successorale : comment gérer les conflits entre héritiers ?
- Quels sont les droits des bénéficiaires et des héritiers en cas de désaccord sur la succession ?
- Le rôle de l’avocat et du médiateur pour gérer l’assurance et la succession après un décès
- Les autres contrats d’assurance à vérifier après un décès
Avec plus de 600 000 successions ouvertes chaque année en France (Conseil Supérieur du Notariat), la question de l’assurance habitation après un décès concerne des centaines de milliers de familles. Le contrat ne s’arrête pas avec la personne décédée. Il continue de produire ses effets et les héritiers en deviennent responsables dès l’ouverture de la succession. Résilier, transférer, modifier : chaque option a ses conséquences juridiques et financières.
Et quand plusieurs membres d’une même famille héritent du même bien, les désaccords sur l’assurance habitation suite au décès arrivent vite. Qui règle les cotisations ? Qui occupe le logement ? Qui décide de vendre ou de conserver le patrimoine ? Le sujet est d’ailleurs au cœur de l’actualité législative : en 2025, une proposition de loi visant à simplifier la sortie de l’indivision successorale a été adoptée par l’Assemblée nationale puis modifiée par le Sénat. Le constat des parlementaires : trop de biens restent bloqués pendant des années faute d’accord entre héritiers.
Que devient le contrat d’assurance habitation après le décès de l’assuré ?
Le décès du souscripteur ne met pas fin au contrat d’assurance multirisque habitation. Le logement reste couvert, mais la responsabilité du contrat passe aux héritiers. Comprendre ce mécanisme est une des premières étapes clés d’une succession.
Le contrat est transmis aux héritiers, pas résilié automatiquement
L’article L121-10 du Code des assurances ne laisse pas de place au doute. En cas de décès de l’assuré, le contrat d’assurance habitation continue de plein droit au profit de l’héritier ou des héritiers. Le logement reste couvert aux mêmes conditions que celles prévues par le contrat d’origine, sans qu’il soit nécessaire de signer un nouveau document.
En contrepartie, les héritiers assument toutes les obligations liées au contrat : paiement des primes, déclaration de tout sinistre ou dommage, respect des conditions générales. Le même article précise que lorsqu’il y a plusieurs héritiers, ils sont tenus solidairement du paiement des primes. La question de savoir qui gère le contrat et qui avance les frais se pose donc dès les premiers jours.
Combien de temps le logement reste-t-il couvert après le décès ?
Le logement reste assuré tant que la dernière cotisation réglée par le défunt couvre la période en cours. Si la prime annuelle a été payée en janvier et que le décès survient en septembre, la couverture court jusqu’à fin décembre. Après cette date, les héritiers doivent prendre le relais.
Sans paiement, l’assureur envoie une mise en demeure. Trente jours sans réponse : les garanties sont suspendues (article L113-3 du Code des assurances). Encore dix jours sans régularisation, et le contrat est résilié. Un dégât des eaux, un incendie ou un cambriolage survenu pendant cette période serait entièrement à la charge des héritiers.
Quelles sont les obligations des héritiers envers l’assureur pendant la succession ?
Trois obligations s’imposent dès l’ouverture de la succession :
- Déclarer le décès et informer la compagnie d’assurance dans les meilleurs délais
- Continuer à payer les cotisations pour que la couverture reste active
- Signaler tout changement de situation du logement : mise en location, vacance, changement d’occupant
Ces obligations sont solidaires. Si un héritier refuse de payer sa part, les autres restent redevables de la totalité de la prime vis-à-vis de l’assureur. Ce mécanisme provoque régulièrement des tensions entre héritiers, alors même que la succession n’a pas encore commencé à être réglée. Quand un héritier se retrouve lésé dans une succession parce qu’il avance seul les frais, la situation peut rapidement dégénérer.
Quelles démarches effectuer après le décès d’un assuré ?
Les délais pour informer l’assureur varient selon les contrats et selon que le défunt était propriétaire, locataire ou co-souscripteur. Agir rapidement permet de protéger le patrimoine immobilier de la succession.
Obtenir le certificat de décès et informer l’assureur dans les délais
Tout commence par la déclaration de décès auprès de la mairie, puis par l’obtention de l’acte de décès. Ce document est indispensable pour toutes les démarches qui suivent : compagnie d’assurance, banque, sécurité sociale (le site service-public.fr détaille l’ensemble des formalités).
Le délai pour informer l’assureur est généralement de 15 jours pour un propriétaire occupant, mais il dépend des conditions générales du contrat. Il peut aller jusqu’à 3 mois quand le défunt était co-souscripteur avec un conjoint ou un partenaire de PACS. Dépasser ces délais ne déclenche pas la résiliation, mais complique la gestion du dossier. Les délais de prescription en droit des successions varient selon les actes et méritent une attention particulière.
Envoyer une lettre recommandée : quels documents fournir ?
La notification du décès se fait par lettre recommandée avec accusé de réception, adressée à la compagnie d’assurance. Le courrier doit contenir :
- Le nom et le prénom de la personne décédée, ainsi que le numéro du contrat
- Une copie de l’acte de décès et une pièce d’identité du déclarant
- L’acte de notoriété établi par le notaire, si disponible, pour identifier les héritiers
Mieux vaut désigner un interlocuteur unique parmi les héritiers avant d’envoyer votre demande. Des courriers contradictoires envoyés par différents héritiers ralentissent toujours le traitement du dossier.
Les démarches selon le statut du défunt : propriétaire, locataire ou co-souscripteur
Un propriétaire décédé laisse un contrat qui couvre le bien jusqu’à son attribution définitive lors du partage. Les héritiers n’ont pas besoin de souscrire un nouveau contrat tant que l’ancien reste actif et payé.
Un locataire décédé pose un problème différent. Les héritiers doivent gérer la résiliation du bail et celle de l’assurance en parallèle. Le bail ne prend pas fin au décès : il se transmet aux personnes qui vivaient avec le défunt, ou doit être résilié par les héritiers en respectant le préavis légal. Si le défunt était co-souscripteur, le conjoint survivant peut poursuivre le contrat à son seul nom par une simple demande de modification auprès de l’assureur.
Que faire de l’assurance habitation après un décès : résilier, transférer ou souscrire un nouveau contrat ?
Le choix dépend de ce que les héritiers prévoient pour le logement : y habiter, le mettre en location ou le vendre dans le cadre du partage.
Le droit de résilier des héritiers : lettre de résiliation, délais et remboursement des cotisations
Le décès du souscripteur constitue un motif légitime de résiliation du contrat, indépendamment de la loi Hamon (résiliation après la première échéance annuelle). Les héritiers peuvent envoyer leur demande de résiliation à tout moment, par lettre recommandée accompagnée de l’acte de décès.
La résiliation de l’assurance prend effet dès réception par l’assureur. Ce dernier rembourse la part de prime d’assurance correspondant à la période restante, au prorata. Ce remboursement est versé à la succession et non à un héritier en particulier. Il sera réparti au moment du partage, selon les règles successorales habituelles. Les droits de succession et de donation s’appliquent à l’ensemble de l’actif successoral, y compris ces remboursements.
Transférer le contrat au nom d’un héritier ou du conjoint survivant
Si un héritier ou le conjoint survivant souhaite rester dans le logement, le contrat peut être transféré à son nom. Le conjoint survivant bénéficie d’une priorité, surtout s’il vivait déjà dans le logement au moment du décès. La procédure est administrative : il suffit de contacter l’assureur pour demander le changement de titulaire.
L’assureur peut cependant réévaluer le risque en fonction du profil du nouvel assuré. Garanties, plafonds d’indemnisation et montant de la prime sont susceptibles d’évoluer. Le nouveau titulaire n’a aucune obligation d’accepter ces conditions et reste libre de souscrire à une assurance habitation auprès d’une autre compagnie.
Modifier les garanties ou souscrire un nouveau contrat après la succession
Le partage peut changer la destination du logement. Un bien qui servait de résidence principale peut devenir une résidence secondaire, être mis en location ou rester vacant en attente de vente. Les garanties d’assurance doivent alors être adaptées aux besoins réels : une assurance propriétaire non occupant remplace l’assurance habitation classique dès lors que le propriétaire ne vit plus dans le bien.
Les tarifs varient selon les profils et les compagnies. Souscrire une nouvelle assurance peut s’avérer plus avantageux que de conserver le contrat du défunt, surtout si la situation du logement a changé. Pour les questions liées au droit de l’immobilier en contexte successoral, un accompagnement juridique peut éviter des erreurs coûteuses.
Décès du locataire : que doivent faire les héritiers vis-à-vis du bail et de l’assurance ?
Quand la personne décédée était locataire, le bail se poursuit au profit des personnes qui vivaient avec elle. Si personne n’occupait le logement, les héritiers doivent résilier le bail en respectant le préavis prévu par la loi. L’assurance habitation suit le même sort : transfert à l’occupant qui reprend le bail, ou résiliation.
Les héritiers restent responsables du loyer et de l’assurance jusqu’à la restitution des clés au bailleur. Cette période peut durer plusieurs semaines, pendant lesquelles le logement doit rester couvert.
Qui paie l’assurance habitation après le décès du souscripteur ?
Le paiement des cotisations est le sujet qui génère le plus de tensions entre héritiers, surtout quand la succession s’étire dans le temps.
La cotisation d’assurance habitation pendant la période de succession
Tant que la succession n’est pas réglée, les héritiers sont tenus de payer la prime d’assurance habitation pour maintenir la couverture du bien. Ce paiement fait partie des charges de conservation du patrimoine successoral et s’impose à tous, qu’ils occupent le logement ou non.
C’est souvent un seul héritier qui avance les frais, à charge pour lui de se faire rembourser lors du partage. Si personne ne paie, l’assureur suspend les garanties après mise en demeure. Le logement se retrouve alors sans aucune protection. L’héritier qui a avancé les frais peut négocier un protocole d’accord successoral pour formaliser les créances de chacun.
La répartition des charges entre héritiers en indivision
Chaque héritier contribue aux charges à hauteur de sa quote-part. Un héritier qui détient 50 % des droits assume 50 % de la prime d’assurance, même s’il ne vit pas dans le logement et n’en tire aucun revenu.
Les désaccords sont fréquents. Celui qui veut vendre refuse de payer pour un bien qu’il juge temporaire. Celui qui n’occupe pas le logement ne voit pas pourquoi il contribuerait. Ces blocages peuvent durer des mois et laissent le bien exposé à un risque de non-assurance.
Primes impayées par le défunt et prélèvement des frais d’assurance sur la succession par le notaire
Il arrive que le défunt ait cessé de régler ses cotisations avant son décès. Les primes impayées constituent alors une dette de la succession, prélevée sur l’actif successoral avant le partage, au même titre que les frais d’obsèques ou les dettes fiscales.
Le notaire peut aussi prélever les cotisations courantes par versement direct à l’assureur. Cette solution évite que les héritiers avancent de leur poche, mais suppose que les fonds soient disponibles et que les héritiers acceptent cette utilisation de l’actif successoral.
Assurance habitation et indivision successorale : comment gérer les conflits entre héritiers ?
L’indivision prend fin au règlement de la succession. Mais selon les professionnels du notariat, de nombreuses successions aboutissent à un blocage entre héritiers, certaines indivisions durant plusieurs années avant d’être résolues. La gestion de l’assurance du bien est souvent au cœur de ces conflits familiaux liés à la succession.
Qui doit souscrire et payer l’assurance d’un bien en indivision ?
Le contrat d’assurance doit être souscrit au nom de l’indivision. La souscription est en général confiée à un mandataire choisi parmi les héritiers, qui centralise les échanges avec l’assureur. Les frais sont répartis entre tous les indivisaires en fonction de leurs quotes-parts.
Quand le bien est loué, le locataire souscrit sa propre assurance. L’indivision doit tout de même souscrire une assurance propriétaire non occupant. Le coût est partagé entre tous les héritiers, y compris ceux qui ne perçoivent pas les loyers. Cette répartition, logique juridiquement, ne va pas de soi quand les intérêts divergent.
Quand un héritier occupe seul le logement sans l’accord des autres
L’article 815-9 du Code civil prévoit que l’indivisaire qui jouit privativement d’un bien indivis doit verser une indemnité d’occupation aux autres. Cette indemnité est due même en l’absence de convention écrite, sauf renonciation collective des indivisaires.
L’héritier occupant doit par ailleurs souscrire sa propre assurance habitation. Les charges de conservation (dont l’assurance propriétaire non occupant) restent à la charge de l’indivision entière. Cette superposition de contrats génère des incompréhensions et des refus de paiement chez les héritiers qui considèrent que l’occupant devrait tout assumer seul. Si un héritier refuse de quitter les lieux ou de contribuer aux charges, il peut être utile de saisir le juge des référés en matière de succession pour obtenir une décision rapide.
Refus de participer aux charges d’assurance : quels recours juridiques ?
Quand un héritier refuse de payer, les autres ne sont pas démunis. La Cour de cassation a statué que les cotisations d’assurance habitation, en tant que dépense nécessaire à la conservation de l’immeuble indivis, incombent à l’indivision proportionnellement aux droits de chacun (Cass. 1re civ., 20 octobre 2021, n° 20-11.921). L’héritier qui a avancé les frais dispose d’une créance sur l’indivision, que le notaire intègre dans les comptes de la succession au moment du partage.
Par ailleurs, indemnité d’occupation et charges d’assurance ne se compensent pas. Un héritier qui occupe le bien doit verser l’indemnité et payer sa quote-part des charges de conservation. En cas de désaccord persistant, le tribunal judiciaire peut être saisi pour trancher. Une expertise judiciaire en matière de succession peut être ordonnée pour établir les comptes entre héritiers. C’est souvent à ce stade qu’un avocat en droit des successions devient nécessaire.
Logement vacant pendant la succession : qui est responsable en cas de sinistre sans assurance ?
Pendant une période de vacance, si le bien reste non assuré, les héritiers supportent collectivement les conséquences financières d’un sinistre. Un dégât des eaux ou un incendie peut engager leur responsabilité civile vis-à-vis du voisinage, sans aucune indemnisation possible.
Attention aux clauses de franchise et d’exclusion qui s’appliquent parfois aux logements inoccupés depuis plusieurs mois. Certains contrats réduisent ou suppriment les garanties vol et vandalisme au-delà d’une certaine durée de vacance. Vérifiez les conditions auprès de l’assureur avant de considérer le bien comme correctement couvert.
Quels sont les droits des bénéficiaires et des héritiers en cas de désaccord sur la succession ?
Quand les héritiers ne s’entendent pas sur l’avenir du bien, les questions d’assurance, de charges et d’occupation s’accumulent et compliquent la situation.
Conjoint survivant : droit au maintien dans le logement et conséquences sur l’assurance habitation
Le conjoint survivant bénéficie d’un droit légal au maintien dans la résidence principale du couple. L’article 763 du Code civil lui accorde un an de jouissance gratuite du logement. Ce droit peut se prolonger sous forme d’un droit d’habitation viager, c’est-à-dire à vie, si le conjoint en fait la demande dans l’année qui suit le décès.
Le conjoint qui reste a intérêt à transférer le contrat d’assurance à son nom pour protéger sa couverture. Les autres héritiers ne peuvent pas s’opposer à ce transfert tant que le droit au maintien s’exerce, et ne peuvent pas non plus forcer la vente du bien pendant cette période.
Désaccord sur la vente, la location ou la conservation du bien
Les actes de disposition comme la vente requièrent l’unanimité des indivisaires (article 815-3 du Code civil). Un seul héritier en désaccord suffit à bloquer la procédure, ce qui prolonge l’indivision et toutes les charges qui l’accompagnent. Certains héritiers tentent parfois de contester le partage successoral pour lésion lorsqu’ils estiment que la répartition n’est pas équitable.
Si la situation reste bloquée, un héritier peut saisir le tribunal judiciaire pour demander l’autorisation de vendre. Cette procédure est longue et coûteuse. Cette procédure prend juridiquement la forme d’une licitation du bien indivis, encadrée par l’article 1377 du Code de procédure civile. Elle n’intervient que quand toutes les voies amiables ont échoué et que le maintien de l’indivision porte atteinte aux intérêts de l’un des héritiers.
Blocage des décisions en indivision : la règle des deux tiers et ses limites
La souscription ou le renouvellement d’un contrat d’assurance habitation se décide à la majorité des deux tiers des droits indivis (article 815-3 du Code civil). Cette règle allège la gestion quotidienne du bien, mais ne règle pas les tensions de fond.
Dans une fratrie de trois héritiers à parts égales, chacun détient un tiers des droits. Aucun n’atteint seul la majorité des deux tiers. Chaque décision nécessite l’accord d’au moins deux héritiers sur trois. Quand les relations sont dégradées, le moindre renouvellement de contrat peut provoquer un blocage. Comprendre comment fonctionne la réserve héréditaire permet parfois de mieux appréhender les parts de chacun et les marges de négociation.
Le rôle de l’avocat et du médiateur pour gérer l’assurance et la succession après un décès
Quand les héritiers ne parviennent plus à s’entendre, un conseil juridique adapté évite que le conflit ne s’installe et que les frais liés à l’immobilisation du bien ne s’accumulent. Depuis le 1er septembre 2025, la médiation est d’ailleurs devenue un préalable quasi obligatoire avant toute saisine du tribunal en matière de partage successoral.
Pourquoi faire appel à un avocat en droit des successions pour régler un litige sur l’assurance habitation
Le notaire administre la succession, mais il ne dispose pas du pouvoir de contraindre un héritier récalcitrant. Son rôle consiste à faciliter le partage, pas à trancher un conflit. Quand un héritier refuse de participer aux charges, bloque une décision ou occupe le bien sans verser d’indemnité, le notaire ne peut rien imposer.
L’avocat prend le relais. Il peut négocier un protocole d’accord entre les parties, engager une procédure judiciaire ou saisir le tribunal pour débloquer une indivision. Il peut aussi faire valoir les créances d’un héritier qui a avancé les frais d’assurance, ou obtenir la condamnation d’un occupant à verser l’indemnité due aux autres héritiers.
La médiation comme alternative au contentieux entre héritiers
La médiation successorale offre une voie plus rapide et moins coûteuse qu’une procédure judiciaire. Le médiateur aide les héritiers à formuler leurs positions et à dégager un accord. Ce sont les parties elles-mêmes qui construisent la solution.
Cette approche est particulièrement adaptée aux conflits familiaux liés à l’indivision successorale. Son coût est nettement inférieur à celui d’une procédure devant le tribunal, et elle préserve mieux les relations familiales sur le long terme. Elle peut porter sur l’ensemble de la succession ou se limiter à la répartition des charges d’assurance. Un médiateur spécialisé peut intervenir dès les premières tensions entre héritiers.
Convention d’indivision, testament et donation-partage : anticiper les conflits avant qu’ils ne surviennent
Une convention d’indivision fixe par écrit les modalités de gestion du bien : qui paie les charges, qui s’occupe de l’assurance, comment se prennent les décisions et à quelles conditions un héritier peut sortir de l’indivision.
Plus en amont, le testament et la donation-partage permettent d’organiser la transmission du patrimoine du vivant du donateur. Ces outils réduisent considérablement le risque de conflit entre héritiers. Un avocat ou un notaire peut accompagner cette démarche pour s’assurer que les dispositions respectent les droits de chacun.
Les autres contrats d’assurance à vérifier après un décès
L’assurance habitation n’est pas le seul contrat à gérer suite au décès. D’autres contrats nécessitent une attention rapide, car certains, comme l’assurance décès ou l’assurance emprunteur peuvent déclencher le versement d’un capital ou alléger les dettes de la succession. Parmi ces contrats, l’assurance-vie soulève régulièrement la question des primes manifestement exagérées, susceptibles d’être réintégrées à la succession.
| Contrat | Ce qu’il faut faire | Délai indicatif |
| Assurance de prêt (emprunteur) | Déclarer le décès à l’assureur : la garantie peut rembourser le capital restant dû à la banque | Variable selon contrat |
| Contrat d’assurance vie | Contacter l’assureur : le capital est versé directement au bénéficiaire désigné, hors succession | Dès que possible |
| Assurance auto / moto | Transférer ou résilier le contrat selon que le véhicule est conservé ou vendu | 15 jours en général |
| Mutuelle santé | Le contrat prend fin au décès ; les ayants droit peuvent bénéficier d’un maintien temporaire | Variable selon contrat |
| Contrat de prévoyance | Vérifier si un capital décès ou une rente est prévu au profit des proches | Dès que possible |
| Pension de réversion | Demande du conjoint survivant auprès de la sécurité sociale | Variable selon régime |
Pour chaque contrat, le principe reste le même : déclaration du décès par lettre recommandée et envoi d’une copie de l’acte de décès. Le notaire chargé de la succession peut centraliser l’ensemble de ces démarches pour s’assurer qu’aucun contrat n’est oublié.
Le cadre juridique de l’indivision est en pleine évolution. Une proposition de loi visant à simplifier la sortie de l’indivision successorale est actuellement en cours d’examen au Parlement. Si vous êtes confronté à un conflit entre héritiers sur la gestion d’un bien ou d’un contrat d’assurance, un accompagnement juridique adapté permet souvent de débloquer la situation avant qu’elle ne s’envenime. Le cabinet Maxey accompagne les héritiers et les familles dans la résolution amiable des conflits successoraux, que ce soit par la médiation ou par la voie contentieuse.




